Marc Hollogne : la tête dans les étoiles, les pieds à Toulon

hollogne

Artiste total et inclassable, Marc Hollogne a inventé le concept du cinéma-théâtre, dialogue entre un personnage en chair et en os sur scène, et des interlocuteurs sur un écran. A partir du 8 avril, le comédien belge s’installera au théâtre Le Colbert, en centre-ville de Toulon.

 

Pour commencer… c’est quoi exactement le cinéma-théâtre ?
L’idée, c’est de faire cohabiter sur une même scène un acteur, moi, avec un écran sur lequel joue mon double, Marciel. Ni l’un ni l’autre ne savent vraiment pourquoi ils sont sur cette scène. Ni ce qu’ils font dans cette ville. Ah bon, ils sont à Toulon ? Pour faire un spectacle ? Ah d’accord. Mais on n’a rien prévu. Alors on va improviser. Et c’est parti…

Et ils parlent de quoi, ces deux personnages ?
Ils vont se promener pendant plus d’une heure à travers un best of – même si je n’aime pas ce mot, disons un florilège – des séquences de tous mes spectacles de cinéma-théâtre. Mais chacun est différent : j’en ai monté 45, donc il y en a qui n’ont strictement rien à voir entre eux. Le cinéma permet tous les genres : la comédie, le drame, la science-fiction, etc. Et c’est idem pour le théâtre. Alors imaginez un peu tout ce qu’on peut faire avec le cinéma-théâtre…

Un extrait en vidéo :

On peut considérer que c’est vous qui avez inventé cette discipline ?
En fait j’ai commencé tout gamin, sans forcément savoir qu’on pouvait appeler cela du cinéma-théâtre. Je jouais du piano dans mon coin, et j’avais tout simplement envie de jouer avec des copains de classe. Alors je les ai filmés avec ma caméra Super 8 en train de faire de la guitare, de la batterie, et je les projetais sur le mur à côté de mon piano.

Est-ce que la présence de l’écran ne prend pas le dessus sur l’acteur qui joue « pour de vrai » ?
Oui, il y a un écran sur scène, mais très rapidement on l’oublie, le public l’oublie. Au point que les personnages qui sont présents sur l’écran deviennent presque des personnages en chair et en os, qui jouent avec moi sur les planches. Dans l’un de mes spectacles, je faisais intervenir Michel Jonasz et Rufus dans la vidéo. Et bien le meilleur compliment que j’ai pu entendre, c’est lorsque des spectateurs sont venus me trouver à la fin du spectacle et m’ont demandé pourquoi Rufus et Jonasz n’étaient pas venus saluer avec moi à la fin ? Quelle dispute est-ce qu’il y avait bien pu y avoir pour qu’on se fâche en coulisses ? J’adore ce genre d’échanges. C’est un peu comme les premiers temps du cinéma, quand les gens passaient derrière l’écran pour comprendre la supercherie.

Ce que vous allez proposer à Toulon, ce sera un spectacle évolutif, ou ce sera chaque soir le même ?
Ce n’est pas pour me faire mousser, mais lors de ma première date à Toulon à la fin du mois de février, il y avait dès le premier soir une trentaine de personnes qui faisaient la queue à la billetterie pour acheter des places pour la séance du lendemain. Et quand j’ai parlé avec eux après le deuxième spectacle, ils n’en revenaient pas de la différence qu’il pouvait y avoir d’un soir sur l’autre. Alors oui, le spectacle est écrit, millimétré. Mais il reste tout de même beaucoup de place pour l’improvisation, un brin de folie, et c’est tant mieux !

Pour réserver : https://billetterie.webgazelle.net/sortir-marciel-fait-son-cinema-theatre,evenement-3412

Et retrouvez l’interview complète de Marc Hollogne dans le numéro d’avril de Métropole Var !

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